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Perte du triple A : une politique sanctionnée, les Français pénalisés
Vendredi dernier, l’agence de notation Standard & Poor’s a décidé d’abaisser la note de la France, note qui apprécie le risque de solvabilité financière des Etats. Cette décision, qui était attendue depuis plusieurs semaines, vient sanctionner la politique menée dans le pays depuis 2007 par Monsieur Sarkozy.
Alors que la dette s’est creusée de 600 milliards d’euros ces cinq dernières années, et que notre compétitivité s’est affaiblie avec un déficit commercial record – plus de 75 milliards –, les deux plans de rigueur du Gouvernement Fillon n’auront rien changé. L’austérité a été préférée à la relance de la croissance, ce que les socialistes n’ont cessé de dénoncer depuis l’été. Au lieu de supprimer les niches fiscales injustes et inefficaces, le Président a privilégié les cadeaux faits aux plus riches – baisse de l’ISF, bouclier fiscal – pendant qu’il augmentait la TVA payée par tous les Français.
Sandrine HUREL déplore les conséquences prévisibles et néfastes de la perte du triple A sur le pouvoir d’achat, déjà très faible, de nos concitoyens. Les taux d’intérêt qui vont augmenter auront un impact direct sur le coût des crédits des ménages et des entreprises : consommation et investissement sont donc menacés. Cette décision va également entraîner une hausse de la charge annuelle de la dette. D’après certaines estimations, ce sont plusieurs milliards d’euros supplémentaires d’intérêt de la dette que les Français vont devoir payer, probablement par une nouvelle hausse de TVA.
Sandrine HUREL appelle de ses vœux le chemin du redressement productif afin de relancer la croissance ; le chemin du sérieux budgétaire avec un retour rapide à l’équilibre budgétaire ; le chemin de la justice fiscale pour que l’effort soit réparti équitablement ; et enfin le chemin d’une réorientation européenne avec la création d’eurobonds et un renforcement de la BCE.
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Le 27/01/2012
Petroplus, les crédits jusqu'à la lie
Le groupe de raffinage suisse Petroplus – qui possède cinq raffineries en Europe et produit environ 667 000 barils par jour – a annoncé mardi 24 janvier qu'il se préparait à la mise en faillite de la société et de ses filiales à l'étranger, notamment en raison de l'échec des négociations avec ses créanciers. Quelques jours plus tôt, les salariés de Petit Couronne, à l'arrêt depuis le début janvier, ont vu sans surprise le couperet tomber avec la mise en vente de leur raffinerie.
Le groupe justifie ses intentions par « les lourdes pertes d'exploitation subies par ce site depuis 2009 ». L'exploitant de raffineries zougois a accusé une perte nette de 146,6 millions de dollars au 3ème trimestre 2011. Au 30 septembre 2011, la perte nette totale s'inscrivait à hauteur de 413,3 millions de dollars, contre 250,3 millions durant la même période en 2010. La France compte près de 3 millions de chômeurs, cette nouvelle est donc évidemment mal venue dans la commune de Petit Couronne où la raffinerie emploie 550 personnes. Le Gouvernement, dans ce contexte, s'est engagé à trouver un repreneur comme il l'avait fait pour l'usine M-Real d'Alizay, sans grand succès...
Les signaux sont globalement au rouge pour le raffinage français, fragilisé par l'annonce de plusieurs fermetures de site. Après celle du site de Dunkerque, Total menace ses salariés d'une nouvelle réorganisation. De plus, la société française annonce une nouvelle diminution de sa marge de raffinage : au 3ème trimestre 2011, la marge de raffinage européenne ERMI s'est établie à 13,4 dollars, en retrait de 18% par rapport à celle du 2ème trimestre. En revanche, Total affiche un résultat net de 2,8 milliards d'euros pour le 3ème trimestre, en hausse de 13% par rapport à l'an dernier, tout en mettant en avant une « légère détérioration » de son environnement. Le raffinage européen disparaît peu à peu, sans même que l'Europe réagisse, laissant place à un glissement géographique du raffinage au profit de zones où l'absence de contraintes sociales et environnementales fait peser une réelle menace pour l'emploi et l'environnement.
Sandrine HUREL appelle l'État à jouer le rôle qui devrait être le sien. La France ne saurait accepter le démantèlement progressif de son industrie. Le Gouvernement se doit de trouver un repreneur industriel à la raffinerie et de presser le groupe Petroplus à assurer les dépenses courantes, comme les salaires. Sur fond de conversion énergétique, les salariés du site disposent d'un savoir-faire d'excellence à même de rendre le site attractif dans une logique de long terme.
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Le 17/01/2012
Perte du triple A : une politique sanctionnée, les Français pénalisés
Vendredi dernier, l’agence de notation Standard & Poor’s a décidé d’abaisser la note de la France, note qui apprécie le risque de solvabilité financière des Etats. Cette décision, qui était attendue depuis plusieurs semaines, vient sanctionner la politique menée dans le pays depuis 2007 par Monsieur Sarkozy.
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Le 12/01/2012
Vérités sur la taxe Tobin
Le Président-candidat a plaidé pour la création d'une taxe sur les transactions financières, mais l'idée ne semble pas séduire ses collègues européens. A-t-il déjà oublié que sa majorité, et lui-même, y étaient farouchement opposés il y a encore peu de temps ?
Dès 1999, Monsieur Sarkozy affirmait : « L'affaire de la taxe Tobin est une absurdité, parce que nous nous taxerons et aucun autre pays ne le fera. Si nous le faisons en France, on va encore le payer de dizaines de milliers de chômeurs en France ». Pourquoi aujourd'hui prendre le risque d'être les seuls à mettre en œuvre cette mesure en Europe ? Et surtout, pourquoi avoir attendu d'être à trois mois de l'élection présidentielle pour la proposer ?
Le principe d'une taxe sur les transactions financières est juste, la gauche le propose depuis plus de dix ans, alors que la droite s'y est toujours opposée :
- En 2001, le Gouvernement Jospin adopte à l'Assemblée nationale le principe d'une taxation des transactions sur le marché des devises, conditionnée à l'adoption d'une directive étendant la mesure à l'échelon européen, l'opposition de droite de l'époque désapprouve l'idée ;
- Le 9 juin 2011, l'Assemblée nationale adopte à l'initiative des députés socialistes une résolution recommandant aux Gouvernements européens d'instaurer une taxe sur l'ensemble des transactions financières ;
- En 2011 , le Parti socialiste inscrit dans son projet pour 2012 l'instauration de cette taxe à hauteur de 0,05% permettant de dégager 200 milliards d'euros par an ;
- Lors de la discussion du PLF 2012, les sénateurs de gauche votent cette taxe de 0,05%, abrogée quelques jours plus tard à l'Assemblée par la majorité de droite.
Pour Sandrine HUREL: « En manipulant cette idée pour son seul intérêt électoral et en mettant nos partenaires devant le fait accompli, Monsieur Sarkozy fragilise le principe de cette taxe et la position de la France dans l'Europe. Si les Français lui font confiance, François HOLLANDE se fixera pour objectif la mise en œuvre d'une vraie taxation des transactions financières juste, efficace et européenne ».
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